Après une petite semaine parenthèse lors de laquelle nous sommes sortis de notre bulle cycliste pour aller rendre visite à ma sœur à Londres, et par la même occasion à mon frère, ma sœur et des amis que nous connaissons de Montréal, nous voilà de retour à Morlaix. Françoise, notre hôte WarmShower a gardé nos vélos pendant cette pause. Fort apprécié, merci encore !
Le 28 juin, nous quittons Morlaix accompagnés de Pauline, une autre amie rencontrée de l’autre côté de l’Atlantique, il y a quelques années. Elle pédalera avec nous pour 3 jours. Nous empruntons maintenant la VéloMaritime, ou EV4, en direction du mont St-Michel. Cette vélo-route emprunte davantage de petites routes et moins des pistes cyclables. Nous longeons parfois la mer, pour notre plus grand plaisir : la Bretagne a de magnifiques côtes de roches de différentes couleurs. Je ne pourrais pas citer l’ensemble des différents types de pierres, mais nous passons du jaune au rose, plus loin au noir. Si nous nous levons certains matins avec la brume bretonne, le soleil perce plus tard dans la journée et fait ressortir des eaux dignes des Caraïbes. Vraiment, nous sommes gâtés lors de ces tronçons, au rythme des marées.
Nous pouvons observer des dolmens, notamment dans le coin de Lannion. On plonge dans la période néolithique avec les enfants, un autre de ces voyages dans le temps.
Nous quittons régulièrement la côte pour passer par de petites routes de campagne. Si le trafic est généralement faible, nous devons quand même faire davantage attention à rouler prudemment avec les enfants. Certains conducteurs peuvent manquer de courtoisie… Seules les parties à l’approche et à la sortie de St-Malo sont plus achalandées et vraiment moins agréables. Toutefois, nous nous rappelons régulièrement du sentiment de sécurité que nous procurait la Vélodyssée.
La VéloMaritime, c’est aussi le retour des dénivelés bien marqués. Nous montons et descendons presque constamment. Nous pouvons alors constater que nous avons pris endurance et force dans les mollets. Nous avions prévu de faire des étapes de 30 km, mais nous pouvons finalement aller jusqu’à 45-50 sans trop de difficultés, Maxandre aussi.
À noter que pour profiter davantage des côtes bretonnes, rien de tel que le chemin de grande randonnée GR 34. Ajout à notre liste de choses à faire…
Si nous nous étions habitués aux odeurs de la mer ces dernières semaines, ici, nous sommes parfois accompagnés des senteurs de la ferme. Ce n’est pas toujours très agréable… Visuellement, ce sont de petits villages aux maisons de pierres et toits ardoise, de petites maisons à colombages colorées et des hortensias en fleurs à tout va, du bleu au mauve, en passant par le rose. Superbe ! Et nous entendons toujours les tourterelles, avec leur chant rythmés reconnaissables parmi tant.
Nous plantons, tout au long de ces étapes, la tente dans de petits campings municipaux, sans réserver d’avance. Avec le début de l’été, les emplacements se remplissent davantage. Fini les soirées tranquilles au camping. Nous trouvons toujours une place le jour-même, profitant de pouvoir avancer sans un objectif fixé d’avance; nous préférons définitivement cette formule, qui nous confère un plus sentiment de liberté. Notre seule réservation sera pour le mont St-Michel, réputé fortement visité, où nous arrivons le 13 juillet, date de la fin de notre périple à vélo.
Le mont St-Michel est visible environ 60-70 km avant d’y arriver. La route est plate sur le dernier 30 km. Nous sommes contents de le voir, petite montagne dessinée qui semble émerger de l’eau. Plus nous nous approchons, plus nous en découvrons ses détails. Nous profiterons de nous y rendre à pied à quelques reprises pour s’y promener en fin de journée, visiter l’abbaye, marcher dans la baie avec un guide. Y aller tôt le matin ou en fin de matinée vaut vraiment la peine pour éviter la foule. Surtout que le soleil se couche tard en Bretagne, lueur du jour jusqu’à 23h. On se fait encore surprendre par l’heure tardive de la journée, alors qu’on voit encore clair, pour notre plus grand plaisir.
Il est maintenant temps de se rendre en Alsace, pour un dernier 10 jours, où je profiterai que les enfants soient chez leurs grand-parents avec Jeff pour partir explorer, lors d’une dernière semaine de vélo, la route des vins. Les enfants seront probablement contents de retrouver le connu et un semblant de routine… et moi, de pouvoir pédaler en plongeant dans ma bulle.













































