Bangkok

Bangkok

15 au 19 janvier 2015

 

Après 31 heures de voyage porte à porte, nous voici arrivés à Bangkok. Nous sommes fatigués, quelques quarts d’heure de dodo par-ci par-là depuis la veille, et nous avons les jambes engourdies après 2 vols de 6 heures chacun. Néanmoins, une fois sur place, nous sommes envahis d’une belle énergie (excitation ?).

Nous hésitons d’abord à monter nos vélos pour nous rendre ensuite au centre de Bangkok. On a eu écho des difficultés qu’il peut y avoir à rouler dans cette ville très fournie en véhicules motorisés. Mais… On a le temps, on est en voyage, donc nous décidons de monter nos vélos. Les gens nous regardent, certains nous photographient, d’autres encore, des curieux muets, se pointent à côté de nous et regardent notre attiraille. Loufoque ! Nous apprécions les sourires qu’on nous adresse.

Deux pièces n’ont pas aimé le voyage : le dérailleur de Jean-François (cassé) et mes freins avant (à recalibrer). Quelques tours de passe-passe et le tour est joué ! Nous sommes partis pour nos 20 premiers km dans Bangkok, pour aller de l’aéroport à la ville même.

Oh ! Mais ! On ne savait pas qu’on roule à gauche en Thaïlande… ça donne une idée de notre niveau de préparation, hein ! Puis aïe ! Le GPS nous indique de passer par de grands axes… la circulation est dense. Toutefois, les conducteurs sont assez respectueux et aucun ne nous double en nous mettant en danger. Lorsqu’il y a un bouchon, nous nous frayons un passage entre les voitures. Il faut gérer notre équilibre, un peu mis en vrille par notre chargement, afin de n’accrocher aucun rétroviseur. Ça passe ! Et quand nous avons enfin la possibilité de prendre de plus petites routes… nous déchantons. Attention aux scooters ! Ils sont nombreux, déboulent de tous les coins et ont tendance à davantage nous friser de près.

Malgré tout ça, nous sommes contents de l’avoir fait. On se sent déjà dans le coeur de l’action. Et on s’attendait à pire aussi, compte tenu de ce qu’on avait pu entendre.

Après 20 km, on se dit que c’est le temps de chercher un lieu où dormir. Une fois les affaires déposées dans la chambre de l’établissement choisi, nous sortons manger. Prêts pour une nouvelle aventure ! Impossible de lire le thaï, nous nous fions aux images pour choisir notre premier plat d’ici. On nous apporte une assiette et un bol de soupe (alors qu’on pense avoir commandé deux soupes). Dans l’assiette, se trouvent des choses que nous ne reconnaissons pas. Peur de rien, nous goûtons. Ça se mange (bien que ça ressemble à des viscères fries). Dans le bol, une soupe bien trop épicée pour nos papilles occidentales ! Il y a aussi des pates de coq ! Bon appétit !

 

 

Le lendemain, nous réenfourchons nos vélos chargés, direction l’Ambassade du Vietnam pour y faire une demande de visa. Toujours autant de trafic, mais la nouveauté en moins. En fait, c’est vrai que c’est chiant de rouler à vélo dans Bangkok. À l’Ambassade, on apprend que les visas seront prêts mercredi seulement, ce que nous n’avions pas prévu. Nous décidons alors de profiter de ce temps pour visiter Bangkok et s’imprégner de l’énergie de cette ville. On en profite aussi pour apprendre les mots thaïs de base.

 

 

Bangkok est grouillante ! Bangkok est bruyante ! Bangkok est odorante !

 

Se déplacer dans Bangkok est quelque chose ! A vélo, nous nous plaignons du trafic. Et bien à pieds aussi ! Avec des buis-buis à tous les coins de rues, et bien plus encore, les trottoirs deviennent petits. Il y a du monde et on avance lentement… très lentement.

C’est comme si la ville était un marché géant (et je parlerais même d’une fourmilière géante, tellement il y a de l’agitation PARTOUT !). On se demande s’il y a des choses qu’on ne trouve pas à Bangkok. On voit des stands de sacs à main, de fruits, d’oeufs, de chaussons, de caoutchoucs pour les pieds de tables ou autres, d’armes et bien d’autres encore. Ah oui oui ! Des armes ! et pas cachées…

Il y aussi le bruit des moteurs ! C’en est presque étourdissant. Et les odeurs. Parfois douces et fruitées, sucrées, parfois nauséabondes et écoeurantes. Ça change sans prévenir.

(Petite note perso : nous avons nettement préféré nous balader dans China Town et les petites rues, ou bien dans Chatuchak Market, marché-labyrinthe, que dans Khao San Road qui est trop touristique pour y trouver la même chose qu’ailleurs. Bien évidemment, ça vaut toujours la peine d’y passer pour s’en faire sa propre idee).

 

Nous visitons plusieurs temples sur 2 jours, dans l’ordre : le Wat Taïmit (wat ou วัด qui signifie temple) qui enferme le Boudha d’or, le Wat Pho (วัดโพธิ์ ou temple du Boudha couché), le Palais Royal (พระบรมมหาราชวัง, Phra Borom Maha Ratcha Wang), le Wat Arun (วัดอรุณ ou temple de l’aube). Les structures sont tout simplement magnifiques ! Ornées de détails fins somptueux. Le Wat Arun est en cours de restauration, ce qui nous permet de comparer un avant et un après. Ayant déjà visité des temples maya, on s’imagine un peu mieux ce qu’ont pu être ces temples avant que la nature n’en reprennent le dessus. Voyage intemporel !

Nous avions déjà vu des photos de temples auparavant, postées sur internet par des amis ou autres. Bein que très belles, ces images me laissaient une certaine impression de faux ou de too much, comme si ces temples détonnaient trop du reste du décor. Et bien, en les voyant en vrai, et surtout en découvrant l’énergie qui en émane, notre regard est différent. Quand on rentre dans l’enceinte d’un temple, on respire et on apprécie de ne plus être au milieu du monde et du bruit. La fanfare de moteurs parait alors lointaine. Puis il y a une ambiance religieuse apaisante, avec des personnes qui prient, suivant un protocole qu’ils connaissent bien. On enlève nos souliers avant d’entrer, on observe, on prend des photos, tout en faisant preuve de respect pour les cultes des locaux.

On croise de nombreux moines dans la ville, ainsi que de petits autels dans les maisons et à de nombreux coins de rue. Bouddha est partout. On se renseigne et on apprend que 95% de la population thaï est bouddhiste pratiquante !

 

Autre sujet : nous sommes marqués par les règles d’hygiène beaucoup plus laxistes que celles que nous connaissons dans nos pays occidentaux. Beaucoup de déchets jonchent le sol, les cafards sont nos voisins. On peut aussi les trouver dans des buis-buis, grillés, prêts à être mangés ! On a pas osé les cafards, mais on a goûté les vers blancs… Les doigts dans le nez, c’est aussi monnaie courante. Autre petit détail « croustillant » : le chien mort tout dur qui flottait dans la rivière. Degueu… on a vu personne tenter de le repêcher.

 

Devenant de plus en plus impatients de se mettre au vélo « pour de vrai », nous décidons finalement de partir le lendemain pour Ayutthaya, au nord de Bangkok. Nous irons en train pour éviter la circulation. Avant de partir, nous avons quelques courses à faire. On se rend donc dans les grands centres commerciaux pour faire nos achats. Grands centres qui contrastent fortement avec les rues que nous avions parcourues jusque là. Le luxe, il y en a. Ainsi que des lieux de prières !

Puis avant de récupérer nos affaires à notre auberge, nous nous arrêtons pour un massage des pieds. Très apprécié !

Mais le temps de la relaxation est de courte durée ! Course folle pour arriver à l’heure à la gare. Du trafic et plein de gaz, yeah ! Nous arrivons pile 30 minutes avant le départ du train, ce qu’on nous avait indiqué pour faire enregistrer nos vélos. Puis, hop ! On monte dans le train et bye bye Bangkok ! Nous y aurons apprécié notre séjour.

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2 thoughts on Bangkok

  1. Valérie dit :

    Ça commence fort votre voyage ! En tout cas, le dépaysement semble déjà fait… Encore quelques jours, et sans doute que nos coutumes occidentales vous sembleront un peu bizarres. Bises

  2. Brunilde dit :

    Pas mal !! Certaines choses donnent envie et d’autres…beaucoup moins ^^ Bon courage pour les jours à venir, hop hop les mollets (^^)

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